Boucle du Hainaut: quelles indemnités pour les riverains ? « Quand on commence à parler d’indemnisations, c’est que l’on est déjà dans les étapes suivantes »
Le Gouvernement wallon a récemment dévoilé le nouveau tracé retenu pour la Boucle du Hainaut. Ce dispositif gigantesque de ligne électrique à très haute tension doit relier Avelgem, en Flandre, à Courcelles, dans la région de Charleroi. Malgré de nombreuses protestations, le projet traversera toujours des communes de Wallonie picarde. Ce nouveau tracé est accueilli par les riverains et certains politiques avec sidération.
La Boucle du Hainaut, c'est un dossier sensible sur la table depuis 2019. Lundi passé, une nouvelle étape a été franchie avec l'annonce du tracé retenu pour le périmètre de réservation. Désormais, huit communes de Wallonie picarde sont concernées : Mont-de-l'Enclus, Celles, Frasnes-lez-Anvaing, Leuze, Ath, Chièvres, Brugelette et Silly. Une annonce accueillie avec un goût amer par les communes en question, qui reprochent au ministre wallon de l'Aménagement du territoire, François Desquesnes, de ne pas avoir été prévenues des modifications. Du côté d'Elia, le gestionnaire du réseau électrique en charge de la Boucle du Hainaut, on souligne que ce n'est que le début d'une longue procédure. "C'est une prise d'acte importante du Gouvernement wallon qui demande à son administration de prendre un arrêté. Après cet arrêté, il y aura, durant le premier semestre 2027, une consultation publique qui doit permettre aux communes et riverains de remettre des avis et remarques qui permettront de faire évoluer le dossier", détaille Julien Madani, responsable communication d'Elia. "Bien plus tard, il y aura une demande de permis d'urbanisme de la part d'Elia. À ce moment-là, un bureau indépendant réalisera une étude d'incidences environnementales sur les différents impacts de l'implantation de la Boucle du Hainaut."
Dans les annonces faites par le Gouvernement wallon, des indemnisations sont prévues pour les riverains concernés. Mais du côté de REVOLHT, on est loin d'être rassuré. "Quand on commence à parler d'indemnisations, c'est que l'on est déjà dans les étapes suivantes, alors qu'Elia indique n'être qu'au début du projet. Les inquiétudes persistent", souligne Sylvain Baugnies, de l'ASBL REVOLHT. Un dossier complexe dans lequel de futurs rebondissements ne sont pas à exclure et qui n'a clairement pas fini de faire parler de lui.
Th. Dep.